PREMIÈRE SEMAINE AFRICAINE DU CLIMAT

Du 9 au 13 avril 2018, la première Semaine africaine du climat réunira au Kenya des organismes publics et des entreprises privées. Certains événements sont ouverts au public.

Le cadre de Nairobi a été lancé en 2006 par Kofi Annan pour aider les pays pauvres surtout en Afrique, à participer au Mécanisme de développement propre; ce cadre récompense des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. En Asie, en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique, le Partenariat du cadre de Nairobi regroupe des acteurs dans la lutte contre le changement climatique, en mettant l’accent sur les mécanismes et les financements. Les forums régionaux sur le carbone sont des temps forts. Des semaines climatiques sont crées afin de soutenir la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national dans le cadre de l’Accord de Paris.

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La Semaine Africaine du Climat portera sur le soutien et la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national, sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies et l’action climatique mondiale. Il s’agit de se focaliser sur les préoccupations régionales et de les réintroduire dans les négociations formelles de l’ONU Changements climatique.

Le Forum Africain du Carbone proposera par ailleurs des manifestations et expositions présentant les approches fondées sur le marché, sur des instruments économiques et sur la finance adaptée au climat pour stimuler l’investissement dans l’action climatique.

Si vous planifiez un événement lié au climat en Afrique, pensez à l’organiser durant la Semaine Africaine du Climat ! Contactez Fabiana Rodrigues par email: frodrigues@unfccc.int

RÉVISION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE DE L’ÉNERGIE. DÉBAT PUBLIC.

Plusieurs débats sur la politique énergétique ces dernières années ont permis d’identifier les principaux objectifs de la politique énergétique française. La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte votée en 2015 prévoit que la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) définisse les priorités d’action détaillées. La PPE doit être révisée tous les cinq ans soit en 2018.

Évaluation environnementale, mobilité propre, etc : le détail de la PPE est sur https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/programmations-pluriannuelles-lenergie-ppe

Sous la responsabilité de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES), un débat public sera (ouvert le 15 mars?) organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP).
Il s’agit d’informer le public sur le projet, plan ou programme, ses enjeux socio-économiques et ses impacts sur l’environnement et l’aménagement du territoire. Le débat doit permettre l’expression des élus, acteurs institutionnels, acteurs sociaux et économiques, associations, experts, usagers, riverains, grand public, … Les publics connaîtront ainsi les positions et des arguments de chacun. Le maître d’ouvrage recevra de nouveaux éléments de réflexion. Ce sont les objectifs affichés par la Commission.

En attendant l’ouverture du débat public, si vous souhaitez organiser un évènement pour débattre de la PPE (réunion, atelier, conférence, débat, projection, autre) et le faire labelliser par la CNDP, la demande est à adresser auprès de l’équipe de la commission particulière: http://bit.ly/2nYc0VF

Le site du débat  public : https://ppe.debatpublic.fr/

CADRE EUROPEEN DE SUIVI POUR L’ECONOMIE CIRCULAIRE

En janvier, dans une communication de la Commission européenne au Parlement, au Comité économique et social et au Comité des régions, on pouvait lire:

« la Commission, dans le plan d’action en faveur de l’économie circulaire, s’est engagée à proposer un cadre de suivi simple et efficace. (…) Le Parlement européen a également demandé à la Commission d’établir des indicateurs pour l’efficacité des ressources afin de permettre un suivi des progrès accomplis sur la voie de l’économie circulaire. (…) La présente communication met en œuvre cet engagement en proposant un cadre de suivi composé d’une série d’indicateurs significatifs clés qui rendront compte des principaux éléments de l’économie circulaire. Le cadre de suivi de l’économie circulaire se fonde sur deux tableaux de bord déjà existants qui ont été élaborés ces dernières années par la Commission et qu’il complète: le tableau de bord sur l’efficacité de l’utilisation des ressources ainsi que le tableau de bord sur les matières premières. Le cadre est présenté sur un site web où tous les indicateurs sont publiés et seront actualisés. »

Le site web fournissant ces données est http://ec.europa.eu/eurostat/web/circular-economy. Eurostat est l’office de statistique de l’Union européenne créé en 1953 pour répondre aux besoins de la Communauté du Charbon et de l’Acier et devenu en 1958 une direction générale de la Commission européenne.

Eurostat a donc lancé une page web dédiée à la promotion de l’économie circulaire mettant à la disposition de chacun des outils pour mesurer les progrès réalisés et identifier les ajustements à adopter pour plus d’efficacité. Quatre catégories d’indicateurs sont fournis: la production et la consommation, la gestion des déchets et leur recyclage, les matières premières secondaires issues du recyclage et la compétitivité et l’innovation.

La Commission indique dans sa communication de janvier que « ce site internet documente les méthodes et les sources des données utilisées pour ces indicateurs ainsi que les définitions et les normes de publication. La Commission continuera de développer les indicateurs qui doivent l’être, notamment en ce qui concerne le gaspillage alimentaire et les marchés publics écologiques. »

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CONCOURS DE LA FINANCE RESPONSABLE POUR CHERCHEURS DE PAYS ÉMERGENTS FRANCOPHONES

Avec cette première édition qui s’adresse aux pays non européens, le Réseau PRI Québec (Principles for Responsible Investment), le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) et L’Alliance Internationale de Centres de Recherches Interdisciplinaires souhaitent faire reconnaître et récompenser des recherches qui permettent aux praticiens de la finance de mieux comprendre, appréhender et intégrer les enjeux de développement durable.

En janvier, le Réseau PRI annonçait la composition de son nouveau Comité Consultatif de la Francophonie dont la mission est de conseiller et d’orienter l’Association des PRI sur la conduite de son programme francophone, à savoir la promotion de l’investissement responsable dans les pays francophones. Pour s’impliquer dans ce travail, le contact est : francophonie@unpri.org.

L’objectif est de partager les résultats des recherches dans le champ de la finance responsable et d’offrir une visibilité auprès des investisseurs institutionnels locaux et internationaux, une reconnaissance dans le monde francophone, un financement, etc.

Un prix pour la meilleure thèse de doctorat et un prix pour le meilleur article publié ou accepté pour publication OU le meilleur ouvrage seront remis à Casablanca en juin lors de la Vème conférence internationale sur la responsabilité sociale des organisations: «les innovations pro-sociales : de la finance responsable à l’entrepreneuriat social».

La date limite pour le dépôt des candidatures est le 2 mars 2018.

Par ailleurs, les partenaires de ce concours récompensent au niveau européen la recherche qui contribue aux yeux des investisseurs à mieux appréhender certains enjeux sociaux, environnementaux ou de gouvernance. Ces recherches peuvent concerner la chimie, l’économie, le marketing, le droit…, toute discipline contribuant à évaluer de manière plus réaliste et durable le rendement et le risque d’un investissement.

http://pri-quebec.org

 

L’ÉCHO CIRCULAIRE

E8C2C498-3F52-4899-B246-004B8E857279Achats durables, consommation responsable, éco-conception, écologie industrielle, recyclage et réemploi: un nouveau site propose d’informer les professionnels du recyclage et tous les acteurs qui souhaitent s’engager activement dans un nouveau modèle de croissance.

Lancé en janvier, lecho-circulaire.com propose une lettre professionnelle du recyclage et de l’économie circulaire. On y présente un lieu incontournable en Ile-de-France pour l’approvisionnement des artisans et des PME du BTP qui depuis peu accueille une déchèterie pouvant recevoir 13 flux de déchets; lecho-circulaire.com exposait également en janvier le recyclage des métaux critiques de l’industrie mécanique, aéronautique, automobile et des fabricants d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. La valorisation des plastiques issus de la pêche ou encore l’open data pour servir l’écologie industrielle sont le type de sujets traités par ce nouveau site.

 

COLLOQUE DU SYNDICAT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Le 19ème colloque du SER s’est tenu hier, notamment sur la question de savoir comment les entreprises, les syndicats et les pouvoirs publics œuvrent pour favoriser l’évolution des métiers de l’énergie en Europe. Une certitude : « le développement des énergies renouvelables en France ne pourra se faire qu’avec le soutien des élus locaux et des riverains. »

Le Directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Énergie a introduit le colloque avant une table ronde où intervenait par exemple le vice-Président de Capgemini Consulting. Les intervenants se sont penchés sur les choix énergétiques des métropoles des entreprises à la suite des Accords de Paris.                                                                       Les échanges ont également porté sur l’Afrique et les énergies renouvelables, sur l’innovation. L’après-midi, la Confédération Européenne des Syndicats, le Directeur des Affaires Publiques de Total ou encore la Commission de Régulation de l’Énergie ont animé une autre table ronde sur l’ambition industrielle et sociale pour l’Europe en matière d’énergies renouvelables. L’après-midi s’est terminée avec les premiers acteurs de la transition: les territoires.

Le Secrétaire d’État Sébastien Lecornu a annoncé les résultats de deux nouveaux appels d’offre photovoltaïque. Il a énuméré les ingrédients de la future politique « ambitieuse, sincère et fiable : la fermeture des centrales à charbon, la sûreté nucléaire, la sécurité d’approvisionnement, le coût de l’énergie, les conséquences sociales et l’impact économique et industriel ». Le député Colas-Roy a pu souligner le rôle et l’importance de l’Assemblée Nationale dans la transition énergétique.

Batiactu revient sur les stratégies d’Engie et EDF exposées au colloque. Concernant la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie, un article est consacré à la clôture du colloque  par le Secrétaire d’État dans L’Usine Nouvelle .

 

 

ENVIRONNEMENT, SOCIAL, GOUVERNANCE: QUELLE PERFORMANCE BOURSIÈRE ?

C1FFBF86-4257-4F65-BC8F-BEAAE283B1DCLes critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) sont une approche de l’investissement socialement responsable. Le MSCI, organisme basé à New York, fournit aux principaux investisseurs du monde entier des analyses et des indices pour leur gestion de portefeuilles. Dans son champ de recherches sur l’ESG, le MSCI a mené une étude sur le lien entre performance ESG et performance boursière.

L’article MSCI HAS ESG AFFECTED STOCK PERFORMANCE?

Cette étude établit, mieux qu’une corrélation, un véritable lien de causalité entre performances ESG et performances boursières.

Le portail de la nouvelle finance NOVAFI s’est penché sur les conclusions du MSCI.

L’analyse de NOVAFI

 

CARTE NATIONALE DES RESERVOIRS ET DES CORRIDORS

Les schémas régionaux de cohérence écologique – SRCE – sont les documents cadres élaborés dans chaque région, mis à jour et suivis par la région et l’État en association avec un comité régional Trame verte et bleue, réseau écologique pour la préservation de la biodiversité.

A partir des données des SRCE, une restitution cartographie nationale des continuités écologiques (réservoirs et des corridors) a été présentée par le Muséum national d’Histoire naturelle associé à l’Institut national de l’information géographique et forestière.

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La Trame verte et bleue « permet de mieux intégrer les enjeux de biodiversité dans les projets de territoire. Si la Trame verte et bleue vise en premier lieu des objectifs écologiques, elle permet également d’atteindre des objectifs sociaux et économiques, par le maintien de services rendus par la biodiversité (production de bois énergie, pollinisation, bénéfices pour l’agriculture, amélioration de la qualité des eaux, régulation des crues…), par la mise en valeur paysagère et culturelle des espaces qui la composent (amélioration du cadre de vie, accueil d’activités de loisirs…), mais aussi par les interventions humaines qu’elle implique sur le territoire (ingénierie territoriale, mise en valeur, gestion et entretien des espaces naturels, etc.). »  (http://www.trameverteetbleue.fr)

 

 

 

DÉVELOPPEMENT DURABLE DES TERRITOIRES LITTORAUX

Le Sénat a adopté le 30 janvier une proposition de loi déposée par Michel VASPART et plusieurs de ses collègues considérant qu’il est « essentiel que les discussions relatives au développement durable des territoires littoraux, à l’urbanisme et au logement dans ces territoires puissent se poursuivre ».

Le texte transmis le 31 janvier à l’Assemblée nationale fixe 3 objectifs:
– préserver le littoral d’un urbanisme inconséquent en conservant les grands équilibres de la loi littoral,
– apporter une réponse circonscrite à la constructibilité dans les hameaux
– et sécuriser les documents d’urbanisme délivrés par les élus.

Cette proposition de loi consacre l’existence de stratégies de gestion intégrée du trait de côte au niveau national et local. Elle propose notamment de :
– définir le recul du trait de côte, qui symbolise la limite entre le domaine maritime et le domaine terrestre, en droit positif ;
– permettre la création de zones d’activité résiliente et temporaire en cas de risque de recul du trait de côte ;
– prévoir que les préfets transmettent aux collectivités ou à leurs groupements compétents dans un document unique les informations dont ils disposent sur les risques naturels existants sur leurs territoires ;
– étendre les règles d’information du preneur d’un bien au risque de recul du trait de côte pour les biens situés dans une zone d’activité résiliente et temporaire.

Parmi les mesures contenues dans cette proposition :
– la dérogation au principe de continuité de la loi Littoral pour permettre l’urbanisation des dents creuses des hameaux, la relocalisation des activités et la réalisation d’annexes de taille limitée ;
– l’actualisation des motifs d’élargissement de la bande des cent mètres, en y ajoutant la prévention des submersions marines ;
– l’interdiction pour l’État, les collectivités locales et pour leurs groupements d’aliéner les immeubles de leur domaine privé situés dans une zone d’un plan de prévention des risques littoraux identifiant un risque de recul du trait de côte.

Dans la synthèse de son rapport, M. Mandelli expose : « l’attractivité croissante du littoral pour la population française, la diversité du tissu urbain local, ainsi que certaines évolutions jurisprudentielles, appellent des réponses circonstanciées et adaptées, afin de retrouver l’équilibre visé par la loi Littoral de 1986, entre protection de l’environnement et aménagement du territoire. »

Rapport du Vice-Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

CHANGEONS D’ENERGIE

L’Observatoire pour la consommation responsable et l’ADEME, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, invitent les particuliers, collectivités et entreprises à choisir une énergie 100% renouvelable via un comparateur d’offres d’électricité verte.

L’Observatoire Graines de Changement proposait déjà le site mescoursespourlaplanete.com, guide pratique en ligne de la consommation responsable. L’ADEME soutient à nouveau une initiative de l’Observatoire avec http://changeonsdenergie.com.

Cette initiative se base sur le constat que 95 % des Français·e·s souhaitent être mieux informé·e·s de l’impact des produits de grande consommation sur la planète, tandis que 79 % veulent acheter davantage de produits élaborés dans le respect de l’environnement. Cependant l’Observatoire et l’ADEME souhaitent accélérer le mouvement jusqu’ici freiné notamment par une méconnaissance globale du fonctionnement du marché de l’énergie, une vision complexe des offres disponibles et la peur d’une procédure longue et compliquée.